La recherche

Le doctorat

Le doctorat est une formation en 3 ans visant à former à la recherche des étudiants titulaires d'un Master 2. Celui-ci peut effectué soit à l'Université, soit en partenariat avec une entreprise (contrats CIFRE) soit dans un EPIC (CEA, INRIA, ONERA, IFP, ...). Les sujets de recherche en mécanique sont très variés ; nous pouvons entre autres citer les domaines de l'acoustique, la mécanique des solides, la mécanique des fluides, le génie civil. la biomécanique, les microsystèmes, les matériaux ou encore les sciences de la terre et de l'atmosphère. Suite à une formation de doctorat, les étudiants peuvent, soit poursuivre une carrière dite "académique" et donc essayer d'obtenir un poste d'enseignant chercheur ou de chercheur (voir ci-dessous), soit essayer de travailler en entreprise. Au niveau industriel, les titulaires d'un doctorat sont généralement amenés à travailler en début de carrière dans les centres de recherche et développement des entreprises. Au niveau académique, les postes d'enseignant chercheur et de chercheur sont généralement obtenus sur concours après une ou plusieurs années de postdoctorat ou d'ATER. Le postdoctorat consiste à travailler en tant que chercheur pendant une ou plusieurs années dans un laboratoire. Les années d'ATER (Assistant Temporaire d'Enseignement et de Recherche) consistent à travailler en tant qu'enseignant chercheur non titulaire dans un établissement. Les années d'ATER et de postdoctorat offrent  l'opportunité à des jeunes chercheurs d'acquérir de l'expérience et de nouvelles compétences scientifiques dans différents laboratoires et donc de compléter leur dossier dans l'objectif d'obtenir un poste permanent.

Témoignages

  • Christophe Franckiewitz, doctorant à l'IEMN 

 

L’initiation aux sciences industrielles dispensée en 1ère et Terminale S m’ont fortement motivé à orienter le profil d’ingénieur que je souhaitais être vers le génie mécanique. J’ai donc poursuivi mes études en classes préparatoires PTSI-PT et intégré l’école d’ingénieurs généraliste ENIM. Je me suis rendu compte alors que je ne souhaitais pas poursuivre mes études dans cette école et ce, pour 2 raisons:
- le métier d’ingénieur technique que j’envisagé est aujourd’hui quasiment révolu au profit du manager d’équipe ou de portefeuille...
- les cours dispensés à l’école étaient trop généralistes (Electrotechnique, électronique, mécanique, Economie-gestion....). Par ailleurs, cela m’a tout de même permis de réaliser qu’il existait une différence entre mécanique (science du mouvement des solides et des fluides) et génie mécanique (science des matériaux).

 

De retour dans la région lilloise, je décide alors de me tourner vers l’université lille 1. Arrivant en cours d’année, on m'a conseillé de suivre le parcours licence 3 génie mécanique avant de pouvoir poursuivre en master 1 mécanique. C’est donc par la suite que j’ai commencé à apprécier le parcours mécanique qui me permettait de garder un contact avec les mathématiques par le biais des cours fondamentaux et TD, mais aussi avec le coté pratique lors des TP. Je me souviens avoir longtemps hésité entre choisir un Master 2 recherche (M2R) et un Master 2 Pro (M2P). D’un côté, le métier tout de suite après les études, de l’autre encore 3 ans et probablement avec un salaire inférieur. Cependant, étant donné que j’appréciais de plus en plus ce que je faisais et ayant plus d’affinité avec la mécanique des fluides, je choisis alors un M2R fortement axé sur ce domaine.


Au cours de mon stage, j’ai pu alors appréhender ce qu’était la recherche et j’ai donc poursuivi, par passion, mes études avec une thèse. Aujourd’hui, je suis en 3ème année et je pense donc poursuivre avec un post-doc aux Etats-Unis ou au Canada. Ce sont, en effet, actuellement, les pays porteurs en matière de recherche. De plus, un ou deux ans à l’étranger influencent de manière significative la possibilité d’obtenir un poste (maître de conférence ou chercheur CNRS) au retour en France... Enfin, ce sont des pays que je rêve de visiter et de connaître, bien évidemment...

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  • Nassim Delenda, doctorant au LML 

Nassim Delenda, étudiant en doctorat au LMLEn 2002, j'ai intégré l'I.A.B (Institut d'Aéronautique de Blida) de l'université algérienne, pour une formation de Technicien Supérieur, suivie de ma formation d'Ingénieur en Aéronautique - spécialité propulsion -. Je suis venu en France en 2008, pour intégrer le master 1 Mécanique et Ingénieries de l'Université de Besançon.

En 2010-2011, j'ai intégré le Master 2 Rercherche dans la spécialité S.M.I - Sciences Mécaniques et Ingénierie - de l'Université de Lille 1. C'est une formation qui prépare aux métiers de l'ingénieur ainsi qu'au doctorat. J'ai choisi des modules de spécialité "Fluides", et mon stage portait sur les instabilités thermiques rencontrées dans un milieu poreux saturé par un fluide viscoélastique.

Après avoir pris contact avec les Professeurs Najib OUARZAZI et Silvia HIRATA pour le sujet de thèse qu'ils proposaient sur le site du Laboratoire LML, j'ai constitué mon dossier de candidature. Le conseil du Laboratoire ainsi que l'école Doctorale SPI 72 ont retenu ma candidature et j'ai commencé mon travail de thèse au mois d'octobre 2011.

Dans le cadre de ma thèse, j'étudie : les instabilités de fluides viscoélastiques dans une configuration de Rayleigh-Bénard-Poiseuille et je rédige, avec mes tuteurs, un article pour une publication scientifique. Après avoir terminé mon doctorat, j'espère que ces travaux de recherche me serviront de tremplin vers le métier d'enseignant-chercheur.

Le métier d'enseignant chercheur

Les missions d'un enseignant chercheur sont la formation, l'encadrement, la recherche, et la structuration des activités de formation et de recherche. Au niveau formation, un enseignant-chercheur est rattaché à un établissement d'enseignement supérieur (Université, IUT, Ecole d'Ingénieur) dans lequel il effectue sa mission d'enseignement (service annuel de 192h équivalent TD par an). Mais sa mission ne se limite pas à l'enseignement. Un enseignant chercheur développe des activités de recherche dans un laboratoire auquel il est associé et participe à la formation par la recherche via l'encadrement d'étudiants de Master, de doctorat et de postdoctorat. Enfin, il travaille à la structuration des activités de formation et de recherche, c'est à dire à la coordination pédagogique, à la gestion des formations ou à l'organisation des activités de recherche, et au développement de projets de recherche. 

Il existe deux statuts pour les enseignants chercheurs : le statut de Maître de Conférence et le statut de Professeur des Universités. Le premier statut peut peut être obtenu sur concours de la fonction publique pour les titulaires d'un doctorat et de la qualification aux fonctions de Maître de Conférence. Le deuxièmes statut est obtenu sur concours pour des enseignants chercheurs confirmés titulaires d'un doctorat, d'une habilitation à diriger des recherches, et de la qualification aux fonctions de Professeur des Université. 

Témoignage

  • Alexandre Delache, Maître de conférence à l'IUT de Saint-Etienne/ Laboratoire LMFA, Lyon

Après deux ans de classe préparatoire (MPSI), j'ai effectué mon cursus universitaire à Lille 1 dans le cadre du parcours de mécanique : Licence, Master et Doctorat (thèse soutenue en 2005). J'ai ensuite effectué 2 post-doctorats : un à Lyon au LMFA, puis un autre à Grenoble au LEGI. Par la suite, j'ai obtenu un poste de maître de conférence à l'université de Saint-Etienne en 2008. J'effectue mon enseignement à l'IUT de Saint-Etienne au département GMP et parallèlement, j'ai crée avec mon collègue une antenne du laboratoire LMFA à l'université de Saint-Etienne. Mes recherches concernent les instabilités en milieux poreux, les écoulements turbulents et les écoulements sanguins (interaction fluide/structure).

Ce qui m'a plu dans le département de mécanique de Lille, c'est la diversité des points de vue et des techniques enseignées. Cette richesse m'est fort utile dans ma recherche.

 

Le métier de chercheur au CNRS 

Les missions d'un chercheur du CNRS sont principalement la recherche et la structuration des activités de recherche. Les chercheurs du CNRS sont attachés à des laboratoires labellisés par le CNRS dans lesquel ils développent leur activité de recherche. Ceux-ci peuvent néamoins contribuer à la diffusion du savoir à travers un certain nombre d'interventions dans les formations universitaires. Au CNRS il existe 3 statuts : Ingénieur de Recherche, Chargé de Recherche (en début de carrière) et Directeur de Recherche (en fin de carrière). L'ingénieur de recherche définit, en collaboration avec les chercheurs, les caractéristiques techniques des projets scientifiques et les coordinne, de la conception à la réalisation. Il participe à la valorisation des projets de recherche et à la diffusion de l'information scientifique. Les chargés de recherche et directeurs de recherche sont des chercheurs autonomes, qui contrairement aux enseignants-chercheurs n'ont pas d'obligation de réaliser de l'enseignement dans leur service.

Le métier de chercheur dans un EPIC

Les EPIC (Etablissements publiques à caractère industriel et commercial) ont été créés pour faire face à un besoin qui pourrait être assuré par une entreprise industrielle ou commerciale, mais qui, compte tenu des circonstances, ne peut pas être correctement effectué par une entreprise privée soumise à la concurrence. En mécaniques les principaux EPIC sont la SNCF, la RATP, le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales), le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique), l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), l'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) et l'ONERA (l'Office National d'études et de recherches Aérospatiales). La plupart de ces centres publiques ont conservés des laboratoires d'excellence qui font très souvent le lien entre la recherche fondamentale effectuée à l'Université et la Rercherche et Dévelopement effectuée en entreprise. Par exemple de nombreuses études fondamentales en aérodynamique, ou matériaux et structures sont sous-traitées par EADS (Airbus, ...) à l'ONERA. Les EPIC recrutent donc de nombreux doctorants ayant des profils adaptés à leurs laboratoires de recherche.

 L'Association Bernard Gregory

L'Association Bernard Gregory est une association française destinée à préparer et aider à l'insertion en entreprise des titulaires d'un doctorat. Vous trouverez beaucoup d'offres de doctorat, de postdoctorat mais aussi d'emploi dans l'industrie pour les titulaires d'une thèse.